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Une frontière sûre, efficace, respectueuse


Quand mon homologue américain, le Secrétaire du département de la Sécurité intérieure des États-Unis, John Kelly, est venu vendredi dernier à Ottawa, nous avions beaucoup à nous dire. Entre nous, longe la frontière internationale la plus longue, la plus ouverte et la plus fructueuse de l’histoire du monde. Chaque jour, traversent dans les deux sens plus de 400 000 personnes, ainsi que plus de 2,4 milliards de dollars en commerce bilatéral. À chaque jour! Et ce, largement sans problème.

Nous voulons tous les deux une frontière sûre et sécuritaire, mais aussi efficace et expéditive pour le déplacements et le commerce légitimes. Nous reconnaissons tous deux l’importance vitale d’interactions cohérentes, prévisibles et respectueuses à la frontière pour les personnes et les marchandises qui se déplacent dans les deux sens.

Un sujet dont j’ai discuté en particulier avec le secrétaire Kelly a été l’afflux de demandeurs d’asile qui arrivent au Canada en traversant la frontière à certains endroits irréguliers.

Pour mettre ces mouvements en contexte, il y a deux groupes de nouveaux arrivants entièrement distincts qui se rendent au Canada chaque année. Le flux régulier de l’immigration, y compris les réfugiés parrainés à l’étranger, est soigneusement planifié et géré de façon ordonnée à long terme.

L’autre flux—les demandeurs d’asile spontanés—est beaucoup plus petit et largement imprévisible. Ce sont des gens qui se sentent en danger ou à risque, et lorsqu’ils arrivent au Canada par quelque moyen que ce soit, ils demandent l’asile au Canada pour leur protection personnelle. Ils représentent seulement une fraction de tous les nouveaux arrivants que nous accueillons chaque année et n’empiètent pas sur par le système régulier.

Leur nombre, bien qu’encore faible dans l’ensemble, a augmenté au cours des dernières années et des derniers mois. Les points chauds en ce moment pour les passages irréguliers sont près de Lacolle à la frontière entre le Québec et New York, et près d’Emerson à la frontière entre le Manitoba et le Dakota du Nord. Nous travaillons maintenant des deux côtés de la frontière pour déterminer exactement d’où viennent ces gens, comment et pourquoi.

Mais entre temps, ils viennent. C’est la réalité à laquelle nous devons faire face—conformément à la loi canadienne et à nos obligations internationales.

La frontière compte environ 9 000 kilomètres. Il ya 117 ports d’entrée officiels relevant de la compétence de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC). Entre ces ports, la ligne est surveillée et patrouillée par la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Personne ne suggérerait sérieusement de construire des barricades ou d’installer d’autres moyens pour repousser les gens par la force.

La préoccupation initiale de l’ASFC et de la GRC est d’assurer la sécurité et la sûreté des Canadiens ainsi que la santé et le bien-être des demandeurs d’asile qui se mettent en situation dangereuse dans un climat hivernal sévère.

Le public peut être assuré que toutes les lois canadiennes sont dûment appliquées. Et selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, le comportement de toutes les autorités et agences canadiennes a été «impressionnant» et «compatissant».

Soyons clair – essayer de se glisser à travers la frontière d’une manière irrégulière n’est pas un laissez-passer pour le Canada. Les demandeurs d’asile sont appréhendés et tenues par la police ou les autorités locales. Leurs identités sont déterminées à partir d’informations biographiques et biométriques. Les contrôles de santé sont effectués. Leurs dossiers sont vérifiés par rapport aux bases de données canadiennes et internationales pour identifier toute irrégularité d’immigration, criminelle ou terroriste.

Ceux qui ne peuvent pas être identifiés, ou représentent un risque de fuite ou un danger pour le public peuvent être détenus. Ils doivent tous apparaitre devant la Commission de l’immigration et du statut de réfugié (CISR), un tribunal quasi judiciaire, pour déterminer leur statut en vertu d’une procédure régulière. S’ils sont jugés irrecevables, sans demande valable, des procédures d’expulsion sont entamées.

Pour faire face à ces problèmes jusqu’à présent, l’ASFC et la GRC ont fait des ajustements internes pour s’assurer qu’ils disposent du personnel et des outils adéquats au bon endroit pour faire face aux circonstances actuelles en toute sécurité. À mesure que la situation évolue, ces organisations professionnelles nous indiqueront si elles ont besoin de ressources supplémentaires. Une planification d’urgence est en cours pour anticiper les évolutions futures pour que nous puissions être prêts à y répondre.

Les autorités canadiennes gèrent le mouvement accru des demandeurs d’asile de façon saine et mesurée, en appliquant nos lois et nos procédures pour assurer la sécurité des Canadiens tout en respectant pleinement les obligations internationales de notre pays.

Comme nous l’avons discuté avec le secrétaire Kelly, le Canada et les États-Unis se sont engagés à échanger des informations sur cette situation afin que nous puissions bien comprendre ces flux migratoires, à la fois aux points d’entrée et entre ceux-ci. Nous sommes également tous deux déterminés à faire respecter nos systèmes d’asile solides et à faire appliquer la loi de manière humaine et professionnelle.