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Renforcement de la gestion d’urgence du Canada

La semaine dernière à St. John’s, Terre-Neuve et Labrador, nous avons tenu une réunion très utile des ministres fédéral, provinciaux et territoriaux du Canada responsables de la gestion d’urgences – ceux qui doivent s’assurer de répondre individuellement et collectivement à des situations d’urgence de toutes sortes—y compris les catastrophes naturelles comme les tempêtes violentes, les inondations, les feux de forêt et les tremblements de terre, ainsi que des crises anthropiques comme le désastre qui a dévasté la  collectivité de Lac Mégantic, ou le déversement de pipeline l’année dernière qui a pollué la rivière North Saskatchewan ou des cyberattaques qui menacent de pirater nos communications, nos services bancaires, notre énergie, nos transports ou notre système de soins de santé.

Dans un pays aussi vaste, diversifié et branché que le Canada, la gamme des situations de catastrophe possibles est vaste. La grande majorité des urgences chaque année sont traitées entièrement au niveau municipal ou provincial/territorial. Le gouvernement fédéral surveille tous ces développements sur une base permanente, 24 heures par jour, par le biais du Centre d’opérations gouvernementales du gouvernement fédéral, qui fait partie de mon portefeuille de Sécurité publique. Nous sommes prêts à intervenir lorsque le gouvernement provincial ou territorial en fait la demande.

Au cours des 12 derniers mois, nous avons été appelés à fournir une coordination et des ressources fédérales pour aider à l’énorme incendie qui a ravagé Fort McMurray au printemps dernier, une tempête de verglas au Nouveau-Brunswick durant l’hiver, et les inondations ce printemps au Québec, en Ontario et au Labrador. (Bien qu’une réponse fédérale n’ait pas été demandée en Colombie-Britannique ou au Nouveau-Brunswick, nous étions en pleine alerte pour ces deux provinces et ailleurs, au cas où.)

Notre objectif commun est de disposer d’un plan d’urgence pratique et complet, prêt à être activé immédiatement pour garder tous les Canadiens en sécurité et pour protéger leurs biens et leurs moyens de subsistance. Le cadre général et les détails spécifiques sont revus environ à tous les cinq ans, pour qu’ils puissent rester à jour. C’était le sujet principal de notre réunion à St. John’s.

Comme on s’y attendait, notre cadre adopte une approche tous risques pour essayer d’être prêt pour toute éventualité—y compris la probabilité croissante d’événements météorologiques plus fréquents, graves et coûteux provoqués par le changement climatique. Il vise à engager l’ensemble de la société et repose sur des partenariats et du travail d’équipe. Il se concentre sur la prévention / l’atténuation, la préparation, la capacité de réponse et la récupération.

Les ministres ont été particulièrement intéressés cette année à améliorer la résilience globale du Canada grâce à des investissements avancés et proactifs dans les infrastructures intelligentes et d’autres mesures qui peuvent nous aider à résister aux conséquences croissantes du changement climatique.

À cet égard, deux programmes fédéraux sont particulièrement pertinents. Notre programme national d’atténuation des catastrophes (PNAC) est une initiative courante, déployant sur cinq ans environ 183 M $ disponible aux coûts liés à la cartographie des plaines inondables à travers le pays. Et à cela, nous venons d’ajouter notre nouveau Fonds pour l’atténuation des catastrophes et d’adaptation qui investira quelque 2 milliards de dollars dans des projets d’infrastructure transformatrice conçus pour éliminer les pires effets des tempêtes et sinistres.

Nous avons convenu d’examiner l’expérience acquise à ce jour du PNAC afin de le rendre aussi efficace que possible. Le nouveau plan d’infrastructure pour les catastrophes, prévu dans les mois à venir, impliquera une étroite consultation avec les partenaires provinciaux et territoriaux.

Une troisième initiative fédérale de longue date sont les Accords d’aide financière en cas de catastrophe (AAFCC) qui remonte aux années 1970 et comprend une formule de partage des coûts. En gros, les provinces sont responsables du premier 3,07 $ par habitant de tous les coûts éligibles engagés pour combattre et se remettre d’une catastrophe. Au fur et à mesure que les coûts dépassent ce seuil, le gouvernement fédéral assume une plus grande part du fardeau (jusqu’à 90%).

Nous examinons toutes les façons raisonnables d’améliorer les AAFCC, mais surtout comment de bons investissements dans l’infrastructure intelligente et l’atténuation initiale—avant les catastrophes— peuvent réduire le fardeau plus coûteux de nettoyer le désordre par la suite. Et lorsque nous nous reconstruisons, nous devons « reconstruire mieux » au lieu de perpétuer les mêmes vulnérabilités.

Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux prévoient travailler en étroite collaboration avec les dirigeants et les communautés autochtones pour mieux évaluer les risques spécifiques auxquels sont confrontées ces communautés, leur état de préparation (y compris les plans d’intervention) et un inventaire des lacunes à combler.

Nous voulons également rechercher des moyens d’accroître le nombre et l’efficacité des bénévoles disponibles, formés et prêts à servir dans les communautés de toutes sortes—pour maximiser notre portée dans l’ensemble de la société.

Nos discussions à St. John’s ont aussi touché l’assurance privée pour aider à couvrir les pertes causées par les inondations terrestres. Nous sommes impatients d’intensifier le travail avec le secteur de l’assurance afin de promouvoir le développement de polices d’assurance plus accessibles et abordables. Notre travail sur la cartographie de zones inondables est très pertinent pour ce sujet. Nous prévoyons également d’étudier les meilleures pratiques dans d’autres pays (aux E.-U., au R.-U., etc.) pour apprendre de leurs expériences. Et nous allons convoquer une table ronde nationale inclusive pour examiner toutes les possibilités d’action future.

Nous nous sommes également engagés à poursuivre la mise en œuvre efficace d’un réseau à large bande de sécurité publique et d’un système national d’alerte publique. Des progrès ont été réalisés sur les deux fronts, mais il faut plus de travail pour mener à bien ces initiatives.

Enfin, sur le sujet des agents de sécurité publique, des travailleurs d’urgence et des premiers intervenants, les ministres ont accepté de lancer un nouveau Prix de service exemplaire en gestion d’urgence plus tard cette année—pour reconnaître le travail remarquable, la compétence et la valeur de ces Canadiens distingués.

Et en soutenant le prix avec des bénéfices réels pour les premiers intervenants, le gouvernement du Canada a réintégré le financement fédéral pour six équipes de recherche et de sauvetage urbaines lourdes situées stratégiquement partout au Canada. Nous avons renouvelé les fonds pour la formation HazMat supplémentaire pour les pompiers. Et nous avons créé un nouvel avantage financier fédéral à fournir aux familles des pompiers, des policiers et des ambulanciers qui perdent leur vie dans la ligne de service.

Nous continuons également à travailler sur deux autres questions importantes:

  • Le concept de reconnaître la sécurité des pompiers comme objectif dans le Code national du bâtiment; et
  • Le développement, avec les provinces et les territoires, d’un système plus efficace et véritablement national pour lutter contre les traumatismes postopératoires chez les premiers intervenants et les travailleurs d’urgence.

Le programme de préparation aux situations d’urgence au Canada est à la fois occupé et important, et c’est un domaine dans lequel il y a beaucoup de terrain d’entente entre tous les ordres de gouvernement.