Ralph Goodale

Votre député de


Regina-Wascana

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Remarques commémorent Tommy Douglas à titre de personne d’importance historique nationale

Merci, monsieur Waiser (et merci pour l’expertise saskatchewanaise et la solide contribution que vous apportez à la Commission des lieux et monuments historiques),

Monsieur Romanow, Monsieur Calvert, Monsieur Meili,

Mesdames et messieurs,

Alors que nous nous réunissons sur le territoire visé par le Traité no 4, le territoire ancestral des Métis, c’est un honneur pour moi de vous transmettre les salutations et les bons souhaits du premier ministre et du gouvernement du Canada, et plus particulièrement ceux de ma collègue Catherine McKenna, qui est responsable de Parcs Canada.

Soit dit en passant, Catherine voudrait que je rappelle à tous que Parcs Canada offre l’entrée gratuite à tous les jeunes de 17 ans et moins, ainsi qu’à tous les Néo‑Canadiens pour une période d’un an. Je vous encourage donc à visiter les merveilleux trésors nationaux qui se trouvent sous les auspices de Parcs Canada.

Une autre des raisons d’être de cette agence, et en particulier de la Commission des lieux et monuments historiques, est de mettre un plus grand nombre de Canadiens en contact avec les personnes, les lieux et les événements marquants qui composent l’histoire et le patrimoine diversifiés de notre pays.

Ce sont les pierres angulaires de notre caractère national. Et aujourd’hui, nous célébrons et reconnaissons officiellement l’impressionnante contribution de Thomas Clement Douglas.

L’un des avantages d’avoir été élu au Parlement du Canada pour la première fois il y a 45 ans, c’est que j’ai eu le privilège de siéger à la Chambre des communes au temps où M. Douglas y était encore. Dans les années 1970, il représentait une circonscription de la Colombie‑Britannique tandis que j’étais député d’Assiniboia, une circonscription qui englobait Weyburn, sa ville d’origine.

Ce fut un honneur (et une expérience très formatrice) de le voir poser des questions et participer aux débats. On pouvait d’ailleurs constater que sa passion pour la justice humaine et la réforme sociale était toujours aussi ardente.

Né en Écosse dans l’année qui a précédé la création de la province de la Saskatchewan, Tommy Douglas a hérité des valeurs familiales. Puis, il a été façonné par son expérience en tant que jeune immigrant au Canada. Il a été témoin de la grève générale de Winnipeg (il y a 100 ans cette année), puis des sécheresses du dust‑bowl qui ont touché les Prairies dans les années 1930, de véritables années de misère.

Il est devenu prédicateur baptiste, a contribué à la fondation de la CCF et a été élu député. Puis, en 1944, Tommy Douglas est devenu premier ministre de la Saskatchewan, poste qu’il a occupé pendant non moins de 17 ans. Il est ensuite retourné à Ottawa, cette fois à titre de premier chef national du Nouveau Parti démocratique.

Il a légué à sa province un héritage empreint d’innovation et de compassion : pensons notamment aux codes du travail et des droits de la personne, à l’électrification rurale de toute la province, aux services routiers et téléphoniques, à la compagnie d’autobus, au régime public d’assurance automobile, aux nouvelles approches en matière de relations autochtones, au soutien au projet de la rivière Saskatchewan-Sud ainsi qu’au soutien qu’il a apporté aux arts et à la culture. Or, on se souviendra surtout de Tommy Douglas pour sa contribution au système de santé.

Trois ans seulement après le début de son mandat de premier ministre provincial, en 1947, il a doté la Saskatchewan de son premier régime d’assurance-hospitalisation public et universel, ce qui a ultimement ouvert la voie à un régime d’assurance-maladie complet, en Saskatchewan comme partout au Canada.

Les sondages révèlent, les uns après les autres, qu’une majorité de Canadiens sont fiers de leur régime d’assurance-maladie, qu’ils voient comme une caractéristique fondamentale de notre pays. Et c’est à Tommy Douglas qu’ils le doivent.

Sur la scène fédérale, après 1961, M. Douglas a joué un rôle très influent en tant que chef de l’opposition sous tous les gouvernements de M. Pearson dans les années 1960. Lester Pearson a été premier ministre de 1963 à 1968, mais durant les cinq ans de son mandat, il n’a jamais détenu la majorité au Parlement.

Il a cependant dirigé un gouvernement très productif : le nouveau drapeau unifolié, le Régime de pensions du Canada, les prêts aux étudiants, la semaine de travail de 40 heures, le Pacte de l’automobile, le Régime d’assistance publique du Canada, les projets de logements sociaux, la Commission royale d’enquête sur la situation de la femme et le régime national d’assurance-maladie ont tous vu le jour durant son mandat.

Tout cela n’aurait peut-être pas été possible, dans le contexte d’un gouvernement minoritaire, si T.C. Douglas n’avait pas été là pour faire avancer les choses et veiller au bon fonctionnement du Parlement.

Sa lutte pour la justice sociale et les droits de la personne a été nourrie par son pragmatisme. Il savait qu’il devait rendre ses revendications concrètes et significatives pour le grand public. Il connaissait le pouvoir de l’éloquence et de la bonne humeur. En outre, son intégrité était irréprochable.

Au nom du gouvernement du Canada et sur la recommandation de la Commission des lieux et monuments historiques, je suis fier de présenter cette plaque qui sera installée dans l’édifice T.C. Douglas, afin de reconnaître et de célébrer le rôle important que M. Douglas a joué dans la construction de notre pays.

Je remercie M. Waiser et ses collègues de la Commission pour leur travail acharné et leur jugement éclairé.

Grâce à leurs efforts, nos marques de reconnaissance et nos remerciements forment une riche mosaïque qui souligne la précieuse contribution des personnes, des lieux et des événements marquants qui ont façonné notre pays. Cela nous aidera – nous tous aujourd’hui ainsi que les générations à venir – à mieux comprendre qui nous sommes, d’où nous venons et ce que nous représentons.

Tommy Douglas, la justice sociale et les soins de santé publics méritent une place prépondérante dans ce panthéon canadien.

Je vous remercie.