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Les politiques climatiques créatives aident la croissance économique

Le plan du Canada pour faire face au changement climatique vise le développement, le transport et la commercialisation de nos précieuses ressources pétrolières et gazières dans l’Ouest canadien tout en protégeant notre air pur et notre eau propre pour les générations à venir.

Les deux côtés de cette équation sont tout aussi importants. Les Canadiens veulent une économie prospère et un environnement propre.

Pour y parvenir, le plan comporte plusieurs composantes interdépendantes qui, prises ensemble, produisent les résultats souhaités. Un élément essentiel est de mettre un prix sur la pollution, mais pas nécessairement une taxe sur le carbone. Il existe plusieurs façons de le faire. La conception exacte appartient à chaque province de déterminer dans son propre intérêt.

Jusqu’à présent, huit provinces—la Colombie-Britannique, l’Alberta, le Manitoba, l’Ontario, le Québec, l’Île-du-Prince-Édouard, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse (représentant environ 93% de la population canadienne)—ont accuelli le concept. Mais chacun poursuit une technique différente de tarification de la pollution.

Il existe également une grande souplesse dans chacune de ces techniques pour protéger les secteurs sensibles—comme l’agriculture. La Colombie-Britannique, par exemple, a exempté les carburants agricoles, entre autres choses. Son système de tarification de la pollution existe depuis 10 ans, et la Colombie-Britannique a aujourd’hui la plus forte économie au Canada et la meilleure performance sur les gaz à effet de serre.

Tous les nouveaux revenus tirés de la tarification de la pollution seront entièrement contrôlés au niveau provincial et utilisés selon les besoins de chaque province.

Cela permettrait à la Saskatchewan d’éliminer totalement son impôt sur le revenu des particuliers, si c’est ce que le gouvernement provincial estime être la meilleure chose à faire. Ou il pourrait réduire les taxes foncières sur les terres agricoles, les petites entreprises et les maisons. Ou bien il pourrait réduire de près de 40 pourcent toutes les taxes provinciales. Le choix relève entièrement de la province.

Ou il pourrait décider de rembourser la dette provinciale. Pour protéger la compétitivité de ses exportations de pétrole et de gaz, la Saskatchewan pourrait aussi choisir de réduire ou même d’annuler ses redevances provinciales, tout en conservant de l’argent.

La Saskatchewan est à juste titre fière de sa technologie de captage et de stockage du carbone (CCS). Un prix sur la pollution rendrait l’innovation de CSC beaucoup plus compétitive sur le marché, tant au pays qu’à l’étranger. Un prix sur la pollution génère également la crédibilité environnementale nécessaire pour construire de nouveaux pipelines—pour obtenir des ressources occidentales sur les marchés mondiaux à un meilleur rendement net.

Comme preuve de ce point, le gouvernement du Canada a approuvé quatre grands pipelines cet automne, deux pour le gaz naturel et deux pour le pétrole—le plus récemment, le projet «Ligne 3» en Saskatchewan et aux États-Unis et la ligne Kinder Morgan d’Edmonton À Vancouver.

Ces projets stimuleront les investissements, les emplois et la croissance pour l’économie de l’Ouest. En même temps, ils sont respectueux de l’environnement parce que nous allons fixer le prix de la pollution, se sevrer du charbon, passer à des carburants plus renouvelables et réduire les émissions de gaz à effet de serre.

De plus, le plan national pour l’économie et le changement climatique comprend d’autres investissements fédéraux importants qui pourraient aider à soutenir la Saskatchewan:

  • Les investissements dans la science et la technologie nouvelles—qui pourraient inclure plus de CSC, de technologies propres, d’énergie renouvelable, d’efficacité énergétique, de nouvelles cultures, d’agroforesterie et d’autres innovations pour réduire les gaz à effet de serre et s’adapter aux impacts du changement climatique qui ne peuvent être évités;
  • Investissements dans de nouveaux réseaux électriques puissants—qui pourraient relier des industries importantes telles que l’aciérie de Regina, l’usine de valorisation du pétrole lourd et les mines de potasse à l’hydroélectricité du Manitoba ou des Territoires du Nord-Ouest; et
  • Investissements dans de nouvelles infrastructures de contrôle de l’eau qui pourraient mieux gérer les débits importants causés par les fortes tempêtes et les inondations, protéger les communautés en aval des conséquences coûteuses du changement climatique tout en créant de nouvelles opportunités en amont pour l’irrigation, la diversification et la croissance économique à valeur ajoutée.

Dans l’ensemble, les éléments combinés de ce plan peuvent bien fonctionner pour la Saskatchewan. C’est beaucoup plus que le statu quo ou l’imposition d’un prix sur la pollution. Il s’agit de positionner notre province—y compris les ressources et l’agriculture—pour qu’elle grandisse, bénéficie de la concurrence, et prospère dans la nouvelle économie du XXIe siècle.