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Combattre ceux qui se rendent à l’étranger afin d’infliger la terreur

Depuis le début du déchaînement de barbarie et de mort lancée par l’État islamique en Syrie et en Irak (et ailleurs) il y a quelques années, des milliers d’individus de divers pays ont été attirés à la cause terroriste, et ont quitté le Canada pour y participer d’une manière ou d’une autre.’

Travaillant en étroite collaboration avec leurs partenaires internationaux, les excellentes agences de sécurité, de renseignement et de police du Canada ont identifié environ 250 de ces soi-disant «voyageurs extrémistes» ayant un lien avec le Canada qui ont voyagé à divers endroits à l’étranger. Une soixantaine d’entre eux sont retournés au Canada, tandis qu’environ 190 sont toujours à l’étranger, dont plusieurs qui sont probablement déjà morts.

Au cours des deux dernières années, les chiffres dans ces deux catégories ont fluctué légèrement, mais ils sont demeurés largement stables. Certaines de ces personnes ont pris part à des combats terroristes en Syrie et en Irak. D’autres auraient été des financiers, des facilitateurs et des joueurs de moindre importance. Certains auraient été dans d’autres zones de conflit comme l’Afghanistan et la Somalie. Pour des raisons de sécurité, le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) ne publie pas de ventilation détaillée.

Bien que le nombre de voyageurs extrémistes canadiens soit faible comparativement à d’autres pays, nous constatons avec lucidité la menace que représentent ces terroristes. Il n’y a pas eu récemment d’afflux significatif de Canadiens qui partent vers ces champs de bataille ou qui en reviennent, mais nous nous préoccupons de ce qui pourrait se passer à l’avenir.

Au cours des derniers mois, grâce à la participation multidimensionnelle du Canada, la Coalition mondiale contre Daech a remporté des victoires majeures, y compris la reprise de la ville de Raqqa. Les activités de combat semblent maintenant s’essouffler. Mais cela ne représente pas la fin de la menace terroriste; celle-ci est simplement en train de se transformer.

D’une part, Daech devient de plus en plus agressif sur le champ de bataille virtuel de l’Internet – poussant son idéologie vile, essayant de recruter de nouveaux adhérents, et incitant des attaques terroristes partout dans le monde. Il vise souvent des cibles vulnérables au moyen d’armes simples comme les couteaux et les véhicules.

Deuxièmement, sans véritable champ de bataille à occuper, Daech et les voyageurs terroristes qui les ont rejoints pourraient se déplacer de plus en plus, parfois avec de nouveaux conjoints et de jeunes familles récemment acquises. Où iront-ils – en Afrique, en Asie ou en Europe? Parmi ceux qui sont originaires de l’Amérique du Nord, combien reviendront ici? L’analyse d’experts suggère qu’ils ne reviendront peut-être pas en grand nombre – pour ceux qui ne sont pas déjà morts, il peut être difficile de partir.

Mais nous devons être aussi prêts que possible. Il s’agit de personnes qui ont voyagé dans un foyer terroriste avec l’intention de participer à la dépravation. Ils ont été « inspirés », entraînés et endurcis. Ils ont de l’expérience dans une zone de guerre, et un statut de « vedette » pervers aux yeux de leurs adhérents.

Le SCRS, la GRC, l’Agence des services frontaliers du Canada et nos autres organismes responsables de la sécurité, du renseignement et de l’application de la loi – dont les compétences et l’expertise sont inégalées – travaillent constamment pour en savoir autant que possible sur chaque menace à la sécurité nationale et la sécurité des Canadiens. Ce travail est effectué 24 heures sur 24, en étroite collaboration avec nos alliés de l’OTAN, du Groupe des cinq, du G-7, de l’Union européen, et d’Interpol, entre autres. Toutes les données disponibles sont régulièrement évaluées et réévaluées de manière experte afin de nous assurer qu’elles sont à jour, et que nous agissons de façon efficace.

La gamme complète d’outils antiterroristes du Canada est mise à contribution, y compris les enquêtes, la surveillance, la collecte et l’échange de renseignements conformément à la loi, la collecte de preuves criminelles, les poursuites criminelles lorsque possible, d’autres mesures dans le Code criminel telles que les engagements de ne pas troubler la paix et les listes publiques, les évaluations de risque faites par des experts, les listes d’interdiction de vol, la révocation de passeports et les mesures de perturbation permises par la loi.

La série de mesures à prendre à l’égard d’une personne ou d’une situation particulière est déterminée par la GRC, le SCRS et les autres autorités expertes du Canada. Leurs décisions sont professionnelles, pas politiques. Et nous mettons en place un tout nouveau cadre de sécurité nationale (le projet de loi C-59) pour assurer que tous les ministères et organismes du gouvernement du Canada qui jouent un rôle dans les domaines de la sécurité ou du renseignement soient transparents et redevables aux Canadiens. L’objectif est d’assurer la sécurité des Canadiens tout en protégeant nos droits et libertés.

Nous misons surtout sur des mesures coercitives, mais pour assurer la sécurité publique, il nous faut également une stratégie de prévention. En fait, pour citer le Dr Lorne Dawson du Réseau canadien de recherche sur le terrorisme, la sécurité et la société, « tous les pays du G-20 sont convaincus de la nécessité d’adopter des programmes de prévention parce qu’à long terme, c’est notre meilleur option … vous ne pouvez pas résoudre ce problème seulement par la voie d’arrestations. Il est trop grand et omniprésent dans le monde entier.  »

Voilà pourquoi notre gouvernement vient de lancer un nouveau centre pour coordonner, renforcer, et aider à financer les programmes disparates de contre-radicalisation qui existent actuellement au Canada. Ce Centre canadien pour l’engagement communautaire et la prévention de la violence facilitera également l’échange de meilleures pratiques. Si nous pouvons intervenir dans des situations dangereuses avant que des tragédies ne se produisent, nous avons l’obligation de le faire.

Mais le Canada a du terrain à reprendre. Encore une fois, pour citer le Dr Dawson, «… le gouvernement conservateur précédent n’était peu ou pas intéressé par ce sujet. » Phil Gurski, expert en sécurité et ancien employé du SCRS, est d’accord. Selon lui, «… le gouvernement précédent avait un bilan catastrophique en matière de lutte contre l’extrémisme violent et de détection précoce, mais le gouvernement conservateur s’en fichait.»

L’ancien gouvernement a également réduit le financement des organismes canadiens responsables de la sécurité, du renseignement et de l’application de la loi par plus d’un milliard de dollars. Nous travaillons fort pour rattraper le temps perdu.

Le gouvernement du Canada prend très au sérieux les menaces que représentent les voyageurs extrémistes. Nous faisons face à ces menaces avec la compétence, le réalisme lucide et le professionnalisme solide de nos agences spécialisées et de nos alliés internationaux, en utilisant toute la gamme d’outils dont nous disposons pour protéger les Canadiens.